Confidences au Crépuscule

CONFIDENCES AU CREPUSCULE

Au crépuscule elle a confié sa peur
quand vient la nuit,
de sombrer dans l’ennui.

 

Son regard vogue, mais à l’abandon, 
Ses bras enlacent, mais d’invisibles flots,
Ses lèvres embrassent, mais le silence des mots.

 

Moi la conteuse, la troubadour,
A c’moment j’passe sous sa fenêtre
et dans l’obscure clarté,
dans la morsure d’une bise,
dans le silence d’un chant,
dans le bruissement d’une danse,

J’lui conte,
ce monde et merveilles.

 

Regarde, 

Le vent souffle parmi les tiges,
entre les arbres et les branches et les feuillages.

 

Sens,

Lumière les touche, lumière les enveloppe,
Et d’un bleu épais, et d’un bleu tout chose.

 

Ecoute,

Le temps s’allonge, comme un chant.

 

Les tiges remuent avec grâce,
Et balancent dans une danse,

leurs souples ébats dans le vent.
Les chevelures ondulent et se répandent et s’envolent,
et les bras se lient, et les doigts se délient
dans un douce transe.


elle aussi maintenant danse avec les tiges,

et les arbres et les branches et les feuillages,
et ses cheveux, et ses bras, et ses pieds
et tournoient, et tournoient,
et vite, et vite!

 

Au crépuscule elle a confié
sa peur quand vient la nuit,
de sombrer dans l’ennui.

 

Moi la conteuse la troubadour,
J’lui dis, souris, souris!
Danse, danse, tout en cadence!
Quand le jour entre dans la nuit.

 

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